Ça sent bon la biguine et sur un air d'accordéon...
Et l'on trinque et l'on boit sur le zinc des comptoirs.
Et l'on trinque et l'on boit à je ne sais trop quoi...
On dissimule sa crainte de s'endormir le soir
et on stimule sa joie dans de vives complaintes...
Y aura toujours à boire sur les quais de la Loire
Y aura toujours des peines sur les quais de la Seine
Et entre poivre et sel, les soûlots,
les poivrots se feront la vie belle dans le souffle d'un rot...
Il n' y a plus qu'un mot dans le creux de nos bouteilles
que l'on boit au goulot, un lot de maux sommeille...
Il n'y a plus de boulot il n'y a plus d'oseille, et l'on traite de salauds,
ceux qui se bronzent au soleil.
On s'invente des histoires, on se ment à soi-même,
A qui voudra les croire, là n'est plus le problème.
On vit pour le regard d'une serveuse à 2 francs
qui vous traite d'ignare quand vous devenez trop franc...